À propos

Né à Belgrade d’un père yougoslave et d’une mère française, j’ai grandi entre la Yougoslavie, la Provence et Paris.

Mon parcours m’a ensuite amené à exercer plusieurs métiers et à côtoyer plusieurs univers : humanitaire, ouvrier de chantier, serveur, vendeur en grande surface, militaire, enseignant, analyste géopolitique, chômeur, puis cadre supérieur dans une grande entreprise, militant, mari et père de deux enfants. Des expériences fortes, proches de celles de mes concitoyens.

Je suis convaincu que pour faire de la politique dans l’intérêt des gens, il faut avoir vécu ce qu’ils vivent plutôt que d’être un pur technocrate ou un professionnel de la politique.

En 1994, à 21 ans, je me suis engagé dans l’humanitaire au Rwanda, peu après le génocide. Je me suis occupé d’un camp d’enfants perdus, découvrant les multiples drames autour du lac Kivu.

Je suis ensuite allé dans le Sahel malien où j’ai pu constater les ravages du libre-échange qui ruine les économies locales.

J’ai enfin travaillé pendant deux ans comme bénévole à Paris, auprès des SDF. J’ai vu la misère de près, ces expériences dans le tiers- et le quart-monde contribuant à forger ma conscience politique. Avec des amis et camarades d’alors, nous avons fondé en 1995 l’association humanitaire étudiante AutreMonde qui aujourd’hui encore continue à venir en aide aux plus défavorisés.

J’ai fait des études en sciences sociales, en science politique et en géopolitique – tout en travaillant pour les financer –, en France et aux Etats-Unis, dans l’idée de comprendre le fonctionnement de notre société de plus en plus inégalitaire ; mais le monde académique me semblait trop éloigné de la réalité, et je souhaitais agir.

Pendant quatre ans, j’ai travaillé sur une thèse en sociologie, consacrée à la dégradation des conditions de travail et aux cas de sabotage en entreprise qui en résultent ; durant cette période, j’ai enseigné à temps plein à l’université Versailles Saint-Quentin, à Bordeaux III et à Science-Po Bordeaux.

Par attachement à l’armée citoyenne de la République – symbole du peuple en armes défendant ses institutions démocratiques – et par volonté de servir, j’ai effectué mon service militaire, de mon plein gré, en tant qu’officier. De Saint-Cyr à une longue OPEX (opération extérieure) en Afghanistan où j’ai été gratifié d’une lettre de félicitations de la République, en passant par plusieurs années de réserve opérationnelle, jusqu’à l’école d’état-major de la réserve à l’École militaire. Ces expériences m’ont donné à voir le sens du sacrifice pour la Patrie, l’importance de l’indépendance de notre Nation et les dangers que recèle pour la France son inféodation à l’alliance militaire de l’OTAN.

Après avoir été analyste géopolitique et adjoint de direction dans une entreprise financière en Russie, puis analyste géopolitique indépendant, je travaille maintenant depuis plusieurs années dans une grande entreprise française, Ubisoft, où je dirige une équipe de chercheurs.

Ayant vécu dans plusieurs pays étrangers, et en particulier aux États-Unis et en Russie, j’ai vu les effets délétères des politiques néolibérales sur le niveau de vie des classes populaires et moyennes, et sur le lien social. J’en suis d’autant plus convaincu de la nécessité de défendre le système social français, que les gouvernements successifs ne cessent de détricoter.

Dès 2009, je me suis engagé au Parti de gauche, dont j’ai été élu en 2015 secrétaire national à l’international et à la défense ; puis, dès sa création, à la France insoumise. Pendant ces années de militantisme, j’ai défendu l’idée d’une France souveraine et indépendante, et d’une sortie de l’OTAN et des traités européens pour recouvrer la capacité de mener des politiques nationales autonomes.

J’ai également toujours été un ardent défenseur des valeurs de la République et de la laïcité, seules à même de permettre une vie en commun.

La FI ayant choisi un autre chemin, je souhaite aujourd’hui participer à la construction d’une nouvelle force capable de répondre à ce défi.

Je veux me battre pour une République souveraine, maîtresse de son destin tant à l’extérieur, où elle doit s’émanciper des forces transnationales, qu’à l’intérieur, où elle doit s’imposer face aux intérêts particuliers, économiques ou communautaristes, qui ruinent l’intérêt général.